La Nouvelle Fantastique

Le Présumé Exploit – Signé Réda MATAÏCH

C’était un jour pas comme les autres, je revenais de l’école à l’heure du déjeuner. J’arrivais devant la porte de la maison et là, je vis une étrange lumière jaillir d’une fenêtre, on dirait une transformation !

J’avais peur, mon cœur battait à mille à l’heure. Je ne savais pas ce que je devais faire, devais-je rentrer ? Devais-je m’enfuir ? Mais j’étais très curieux de savoir de quoi  il s’agissait. Mes mains étaient froides comme de la glace. Alors, j’étais obligé de défoncer la porte. Mais je ne pouvais pas, j’avais très peur, stupéfait, ma voix était paralysée… Soudain, je finissais par m’évanouir. Quand j’ouvris mes yeux, je m’étais retrouvé dans mon école et je soupirais d’un bonheur inexplicable.

En rentrant de l’école, le soir, je pensais que j’étais victime d’une simple vision, quand tout à coup, le même fait se reproduisit. Une effrayante lumière surgit d’une fenêtre, c’était la même chose que dans mon rêve sauf qu’à cet instant, la porte s’ouvrit. Je n’avais pas très peur car j’avais vécu l’expérience dans mon rêve. Alors j’entrais à la maison, je vis une grande télé, des jeux vidéo, des friandises et plein d’autres choses qui m’incitaient à jouer.

J’étais très content, toutefois je demeurais à mes gardes. Je sentais qu’il y avait quelque chose d’anormal ; une présence rôdait à mes côtés…

Alors je m’approchais des jeux quand soudain, je vis une poupée assise sur ma chaise, immobile, l’air menaçant. Je m’approchais d’elle, poussé par un courage indescriptible. Elle se leva, fit un claquement de doigts. Toutes les fenêtres et les portes se fermèrent. Alors je commençai à courir dans tous les sens, elle me suivit jusqu’à m’attraper. Elle voulait probablement me tuer mais je résistais. Je la poussai sur le coin de la table, elle se cogna la tête et s’évanouit devant moi.

J’étais très fier de moi car j’avais accompli un acte brave et courageux, je descendis l’escalier et courus au jardin ; je ne me savais pas capable d’un tel exploit !

Je levai mes yeux vers ma fenêtre, à l’étage. Et là, j’aperçus la poupée qui me fixait avec des regards méchants. Ce n’est pas possible ; j’avais bien vu qu’elle était anéantie, gisant sur le sol…

 Je refermai les yeux afin de mieux classer tous ces événements perturbateurs puis je les réouvris sur le son de l’appel à la prière du petit matin. Etait – ce un cauchemar ? Une vision ? Ou étais-je sujet aux délires ? Je suis maintenant, dans l’incapacité de vous fournir le moindre éclaircissement ; mon esprit en demeure troublé…

Fin