La Nouvelle Fantastique

Le Sourire du Diable – Signé Jad El FANTAROUSSI

Michel était un jeune étudiant à sa dernière année à la faculté de droit.

Classé premier dans ses recherches universitaires, il fut muté dans une autre ville pour finaliser ses travaux de fin d’études ; ses parents finirent par lui trouver un loyer, une grande maison de campagne, loin ses bruits de la ville.

Michel avait bien remarqué que la maison était immense, pleine de coins et de recoins. Il commença par écarter les rideaux en velours bleu-nuit. Là, la lumière du jour pénétra dans la grande salle, laissant paraitre le vieux mobilier, tout couvert de draps blancs, devenus gris à cause de la poussière.

Il décida de travailler dans cette pièce pleine de lumière, au rez-de-chaussé de la maison.

Il sortit tous ses livres d’un grand carton et les plaça sur la grande table puis commença ses révisions, pensant à son examen qui approchait, ses pensées furent interrompues par un bruit qui s’intensifiait, petit à petit… c’étaient des rats qui couraient dans tous les sens sous ses pieds. Heureusement, il n’avait pas peur de ces petits animaux. Plus loin, il vit quelque chose d’étrange : il s’approcha du tableau de Van Gogh. Il avait l’impression que le vieillard de la toile remuait ses yeux à droite, puis à gauche. Mais que se racontait-il ?

Son imagination lui jouait, probablement, des tours…

Il alla se coucher, hanté par son mémoire de fin d’études qu’il devait présenter en moins de quatre semaines.

Sa première nuit dans cette maison de campagne était paisible, ou presque… à l’exception de quelques sursauts lors de son sommeil qui était loin d’être profond.

Le jour se leva avant de préparer son café matinal, il se dirigea vers le tableau, mais à sa grande stupeur, et tenez-vous bien, le vieillard du tableau n’y était plus !!!

Il avait l’impression de rêver, son sang se glaçait, son corps frissonnait de fond en comble, son cœur allait s’arrêter et une sueur froide coulait le long de son dos… Il sortit de la maison en courant et alla au café du coin de la rue, racontant à tout le voisinage ce qui n’allait pas dans cette maison.

Il découvrit des yeux interrogateurs, hagards, fuyants… mais personne n’osait placer un mot. Et le mystère continue… Après un bon café, il respira longuement et décida de rentrer chez lui. Là, à son grand étonnement, le vieillard était revenu, comme il l’avait vu la veille.

Son imagination lui jouait-elle des tours ? Il avait accusé, même sa tension artérielle !!!! Mais, comment un portrait pouvait-il se déplacer aussi aisément que possible ? Ceci relevait probablement du surnaturel.

Fin