La Nouvelle Réaliste

Maudite Guerre – Signé Yassmine IBOURK

La guerre s’enchaîna, les cadavres couvraient les rues et la peur régnait sur les âmes, des corps étaient répandus sur terre, au beau milieu des bras et des jambes coupés.

Les feux d’armes faisaient une harmonie telle qu’il n’y eut jamais ailleurs.

D’un simple claquement de doigt, les orphelins criaient de douleur et les veuves pleuraient de haine, maudite guerre !

Le théâtre de la guerre ne pouvait point lâcher mon âme.

J’entendis des feux d’armes et plongeai dans mes sanglots, je restai immobile, ne sachant quoi faire, je voulais m’enfuir et échapper à cet enfer mais mon corps était paralysé et refusait de m’obéir, la peur et l’angoisse hantaient mon cerveau ainsi que mon cœur qui battait la chamade.

Je m’approchai de la fenêtre à contre cœur, mais, une lumière m’attira, une bombe assez violente venait vers moi.

Je savais que j’allais être touchée, mais mon réflexe m’avait fait défaut.

Je refusais de me sauver, et ne voulais en aucun cas mourir hors de chez moi.

Iran était en cendres et ses habitants rendaient leurs derniers soupirs.

Je fis un pas en avant, pris mon courage à deux mains et ouvris la porte, un vif froid frappa mon visage en me donnant des frissons le long de mon corps, l’odeur des feux d’armes me donna un mal de crâne.

Je glissais par-dessus les tas de morts à la recherche de ma famille.

J’essayais de rester le plus possible discrète, en vain, on me poursuivait déjà.

Je savais que quelqu’un me suivait, et que je ne pouvais point m’échapper, je me retournai furieusement mais personne n’y était.

Je poursuivais ma route de nouveau, j’entendis des pas approcher, je courus de toute mon énergie, cette fois, j’en étais sûre, on voulait me tuer.

Je courais en direction du bureau de mes parents, je voulais les retrouver, je voyais de loin le bâtiment où ils travaillaient, je courais encore et encore, et là, je restais bouche bée, dégoûtée de ce que je voyais, des cadavres, du sang et le bâtiment totalement détruit.

Je m’approchais encore et encore, je pouvais distinguer ces traits entre mille, ils étaient couverts de sang, je sentais un affreux pincement au niveau de mon cœur et une profonde tristesse me déchirait. Mes parents sont partis et je ne pouvais pas imaginer la vie sans eux.

Fin